Partager l'article ! La société du 21ème siècle est elle condamnée à être consumériste et mercantiliste?: Société du 21ème siècle: Hyperconsommation, ...
je suis actuellement dans une bulle, je ne sais
laquelle, elle me conduit je ne sais où, elle me fera découvrir, j'en suis persuadé je ne sais qui ou quoi. Je suis sûr d'une chose, je suis dans une lancée et c'est peut être le début d'une
dynamique et d'une aventure humaines.
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Société du 21ème siècle: Hyperconsommation, capitalisme consumériste, « je dépense donc je suis », la société de l’ « avoir » se développe au grand dam de la société de l’ « être » autant de qualificatifs symboliques qui ne font que traduire les dérives de la société du XXIème siècle. Le capitalisme consumériste a pris le pas sur le capitalisme productiviste et dessine de plus en plus une société abrutie par la consommation. En conséquence, la place de l’homme se trouve reléguée au second plan, et cette relégation se traduit dans la vie quotidienne par le comportement des hommes, dans leurs caprices de consommation. Tout devient consommable et pour aller plus loin nous dirons même que l’homme, en voulant jouer l’apprenti sorcier du développement est parti jusqu’à vouloir consommer l’inconsommable. Par là nous pensons à la médecine qui, chaque jour, avec ses prouesses techniques et technologiques promet d’ « échapper » à la mort. Et dans ce sens comprenons la portées de l’idée de Henri BERGSON selon laquelle « l’humanité a grandi matériellement, il lui manque un supplément d’âme » Henri Bergson ne fait que rappeler la réalité actuelle de notre société. La conscience morale rappelle à l’utilisation et l’orientation que l’on fait du développement au sens large du terme. En effet loin de procurer un équilibre social, celui-ci ne fait que creuser le fossé entre les nantis et les moins riches. On parle alors de crise des valeurs. Elle s’explique par le fait que l’éthique ne répond plus aux attentes des individus. Il y a crise de l’éthique car nous considérons qu’il y a inadéquation totale entre notre conscience morale et l’éthique en elle-même. Le Bien fait alors Mal car il ne répond plus à nos aspirations. Dès lors il faut réinventer une nouvelle morale sinon elle devient un obstacle à nos comportements. Les comportements immoraux ou amoraux sont des maux engendrés par le capitalisme consumériste qui n’arrive plus à subvenir à nos besoins. Les comportements amoraux traduisent le manque de reconnaissance des valeurs qui ne sont plus adaptées, voire acceptées par nos sociétés puisque la déconstruction de l’édifice social s’est produite sous pression des marchés financiers (crise financière et crise du pouvoir politique, réchauffement climatique, extrême pauvreté, précarisation sociale), ce qu’Ignacio Ramonet appelle « hémorragie sociale » et « lézardement de la cohésion sociale ». L’homme est par conséquence, non sujet de son histoire mais il en est l’objet, la marchandise. Nous irons plus loin dans notre brève réflexion pour définir le système économique actuel. La globalisation et la mondialisation de la pensée unique ont produit une société basée selon le système « PPII ». P=planétaire, P=permanent, I=immédiat, I=immatériel. Ces caractéristiques ne renvoient-ils pas à la divinité ? Ou l’économie de marché ne s’est-il pas substitué à Dieu ? Il y des raisons de le penser dans la mesure où PPII sont d’une certain manière les attributs de Dieu. Si l’économie de marché est PPII, un culte lui est voué à priori. C’est peut être d’ailleurs le cas si nous en tenons aux causes de la crise financière.
Nazim HIKMET in La plus drôle des créatures inculpe l’homme en lui-même qui, selon ces propos que voici est responsable du désarroi social de son espèce.
« Comme la moule, mon frère
Tu es comme la moule
Enfermé et tranquille.
Et s’il ya tant de misère sur terre,
Si nous sommes affamés, épuisés,
Si nous sommes écorchés jusqu’au sang,
Pressés comme la grappe pour donner le vin,
Irai-je jusqu’à dire que c’est de ta faute ? Non !
Mais tu y es pour beaucoup mon frère. »
La question se pose alors sur quel référentiel de société pour ce 21ème siècle ?
Développement durable, écologie, moraliser le capitalisme financier, commerce équitable, réduction des inégalités sociales, ressurgissent ou se rappellent comme maîtres mots dans la ligne de conduite de l’humanité.
Est-ce à dire une prise de conscience vers une nouvelle éthique mondiale ou « demander la décroissance » ? Une question sur la table des débats actuels et qui demande à « faire société »
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