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je suis actuellement dans une bulle, je ne sais laquelle, elle me conduit je ne sais où, elle me fera découvrir, j'en suis persuadé je ne sais qui ou quoi. Je suis sûr d'une chose, je suis dans une lancée et c'est peut être le début d'une dynamique et d'une aventure humaines.

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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 19:39

Le rôle d’un Etat, nous en conviendrons tous consiste à garantir les libertés et droits de chaque citoyen. Au-delà, le caractère universel de l’idée même d’Etat tient à sa capacité à faire entendre ou respecter le droit.

Un fait existe cependant. Il y a de l’hypocrisie tant le plan international, qu’au sein même des Etats quand on parle de droits de l’homme dont la première valeur est la liberté. Il est une justice de prôner ces droits, mais si ceux-ci sont réclamés de façon rhétorique dans le seul but de satisfaire ou de préserver ses propres intérêts au point de, de renier son incarnation internationale, de faire profil bas devant une éventuelle sanction, voire les représailles d’un tiers Etat. A ce titre, la question s’interroge vraiment, sur l’universalité des droits humains. « Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ».Cette aphorisme est emprunté au général De Gaulle. Cette idée tire tout sons son sens et sa valeur après que Bernard Kouchner lâche le morceau dans toute sa splendeur réelle. Cette reconnaissance du French Doctor, vaillant défenseur des droits de l’homme, ministre français des affaires étrangères mérite reconnaissance de notre part. Au départ, il a exigé qu’un secrétariat d’Etat des droits de l’homme soit créé pour mener à bien sa politique. Mais devant l’évidente, réalité du terrain, la volte face est inéluctable. Il reconnaît qu’« il y a contradiction permanente entre les droits de l’homme et politique étrangère d’un Etat, même en France ». De toute pertinence, on admettra que parler de droits de l’Homme, et respecter les valeurs inaliénables de droits et de liberté ne sont pas une sinécure pour n’importe quel pays qui se targue de faire respecter ces droits. Dans les faits, parler des droits n’est vraiment acceptable que si son interlocuteur l’accepte et qu’on soit en position de force à son égard. Je voudrais dire par là que c’est de la rhétorique belliqueuse. La diplomatie est en fait, un espace politique qui met en scène des relations où s’exerce l’influence des Etats forts sur les moins forts. Pourquoi ? Chaque pays, chaque peuple a un contexte qui lui est propre. Cela détermine sa façon de faire appliquer l’exigence universelle de respect de ces droits. Et le reste ce n’est pas notre problème. Mais fourrer son nez dans ce qui n’est pas de son ordre c’est de l’arrogance et de l’hypocrisie. De manière globale c’est dire « non » au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les paroles de Kouchner sont la preuve que les pays qui s’approprient cette idée de défense des droits de l’Homme ne le font que s’ils y ont intérêt. Et la grosse erreur faite par la France, ce que regrette son ministre des affaires étrangères c’est de créer une structure chargée de veiller sur le respect des droits de l’homme, et qu’ils rattachent aux affaires étrangères, ce qui n’est pas forcément compatible si elle veut asseoir son influence planétaire.

La redistribution de l’échiquier internationale est à l’œuvre. La Chine est devenue créancière dans le monde et n’a plus de compte à rendre à un opposant à sa politique aussi bien intérieure qu’internationale. Elle est critiquée dans son incapacité à appliquer le respect des droits de l’Homme alors que les pays qui la critiquent reviennent pour l’amadouer dans l’acquisition de contrats de développement économique et technologique.

La France perd ainsi, en se ralliant à la cause tibétaine, une bonne partie de ses gros contrats. Hélas ! Que des milliards d’€uros perdus, de surcroît qu’elle se trouve en état de crise. Avec le soutien des français pour le pauvre peuple opprimé tibétain, la France perd beaucoup de contrats. Il en va de même pour les Etats-Unis et le Royaume Uni qui n’éprouvent aucune vergogne d’enfreindre ces valeurs si leurs intérêts en dégrafent. Et derrière le revirement de situation est sans appel pour en faire une idéologie ou une valeur universelle de leur nation.

Somme toute, assez de cette rhétorique arrogante et belliqueuse. Occupons nous de ce qui nous regarde et laissons aux autres ce qui leur regarde dans le respect des libertés et droits de chacun. Ayons une ligne de conduite constante et irréprochable. La mémoire de Sarajevo, du Rwanda, de l’Irak pèse lourdement dans les consciences. Ne soyons pas étonnés que des extrémismes, des nationalismes, de la haine prolifèrent tous azimuts contre les puissances occidentales. Et que l’on se trouve dans la nécessité de lutter contre ces fléaux alors que « le désenchantement du monde » (Max WEBER) nous appelle à beaucoup plus de justice sociale durable.

 

Par Oswald, Ad augusta per angusta - Publié dans : socio-économique- politque
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